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Le réseau d’assainissement est équipé, pour les points bas, de stations de relevage qui remontent les eaux usées
au niveau du collecteur. Or les premières tranches d’assainissement mises en service et concertant en majorité des usagers respectueux il ne semble pas en être le cas pour les tranches
suivantes qui desservent davantage de nouvelles habitations.
Afin d’éviter à la commune des charges de plus en plus lourdes ce sont des élus, disposant des compétences requises,
(électro-technique) qui assurent bénévolement ce dépannage. Pour combien de temps ?
« Nous intervenons de plus en plus souvent. Aujourd'hui, pratiquement toutes les trois semaines. Ce n’était pas le
cas avant. Le rythme s’accélère et il y a de quoi s’inquiéter » souligne Roland Baissard, Adjoint au maire qui, avec le premier adjoint Roland Marc, assume cette tâche.
A quel genre de pannes faites-vous face ?
« A des blocage de rotors qui, au fil du temps, endommagent le moteur des pompes. On trouve beaucoup de chose dans
le réseau. On a l’impression, aujourd’hui, que les gens sont prêts à mettre n’importe quoi dans leur WC. Lorsqu’ils avaient des fosses septiques, ils faisaient probablement
attention parce qu’ils devaient payer les interventions. Ce sont principalement des lingettes dont la
matière n’est pas dégradable, mais on a trouvé des sacs en plastique ».
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En quoi consistent les interventions ?
« Lorsque les rotors se bloquent, les moteurs chauffent et déclenchent une alerte. Il faut alors démonter les
pompes, les relever avec un palan, les nettoyer au karcher avant d’y mettre les mains pour dénouer la matière enroulée sur les rotors comme une corde. Et puis tout remettre en
place ».
Y a-t-il des solutions ?
« Onéreuses de toutes façons. Il faudrait d’abord que les usagers fassent preuve de civisme en mettant leurs
lingettes et autres matières non dégradable dans leurs poubelles. Le réseau n’accepte en principe que le papier toilette. On retrouve un peu le même problème qu’avec le tri
sélectif. Il suffit qu’une ou deux personnes fassent preuve de négligence ou de mauvaise volonté pour enrayer tout fonctionnement. Sinon dans l’immédiat on a pas de
solution ».
Les blocages répétés des pompes accélèrent l’usure des moteurs qui au rythme actuel ne tarderont pas à être hors
d’usage. L’intervention bénévole des deux adjoints permet à la commune de réaliser une économie annuelle d’environ 12.000 euros. L’enlèvement d’une seule pompe détériorée et la
réinstallation d’une seconde, équipée d'un broyeur s’évalue à 30.000 euros. A multiplier par le nombre de pompes installées sur le réseau. Des inconvénients que devront assumer les
usagers au travers de leurs taxes locales.
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Sacs en plastique font partie des déchets rejetés dans le réseau
Les fibres non dégradables s'enroulent autour du roto et bloquent les pompes. Malgré les systèmes de sécurité, L'échaufement
répété des moteurs provoque leur usure prématurée.
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